Les grands projets d’infrastructures ferroviaires mis en œuvre par la Région Centre

Pour améliorer les conditions de circulation des TER et favoriser le développement du transport de voyageurs et de fret, la Région Centre a souhaité faire preuve de volontarisme en subventionnant des opérations majeures pour la modernisation du réseau ferré.

  • Electrification Bourges-Saincaize

Après le tronçon Tours-Vierzon, l’électrification de l’axe ferroviaire Nantes-Lyon a franchi une étape marquante le 9 décembre 2011 avec l’inauguration de la ligne Bourges-Saincaize.

Avec ce nouveau maillon, la continuité électrique sur cet axe est assurée entre Nantes et Saincaize, soit près de 400 km électrifiés.

Porté par la Région Centre, premier financeur (41,8 M€), et cofinancé par l’Etat (25 M€) et l’Union Européenne (10,5 M€), ce projet d’un montant total de 77,3 M€ revêt une importance capitale sur le plan national car il permettra, à terme, de disposer d’une transversale électrifiée entre les arcs Atlantique et Alpin, sans transiter par le bassin Parisien, tout en s’inscrivant concrètement dans une démarche de développement durable.

Les chiffres clés de l’électrification :

  • 113 km de voies électrifiées
  • 5 installations terminales embranchées dont 3 qui ont été électrifiées dans le cadre du projet
  • 2 300 poteaux
  • 480 tonnes de câbles
  • 9 ouvrages d’art rehaussés
    • 7 ponts route démolis et reconstruits
    • pont route et 1 pont rail surélevés
  • 9 passages à niveau rénovés
  • 2 bases travaux à Bourges et Avord
  • En moyenne, ce projet a mobilisé 250 personnes durant les 20 mois de travaux
  • 300 m de dispositifs de visualisation pour les oiseaux (spirales)
     
  • Modernisation Dourdan-La Membrolle

La ligne à voie unique, Dourdan - La Membrolle sur Choisille (Paris - Châteaudun - Vendôme -Tours) assure une double fonction de liaison entre I’Ile-de-France et l’Eure-et-Loir, et de desserte régionale du bassin de vie de Tours.

Des travaux ciblés de rénovation et de modernisation de la voie doivent permettre de rétablir et d’augmenter l’attractivité du mode ferroviaire sur cette relation et d’augmenter la vitesse autorisée sur certaines sections.

Le projet de modernisation et de rénovation de la section Châteaudun - Vendôme –

La Membrolle sur Choisille a été inscrit à l’article 7.1 du Contrat de Projets État / Région Centre 2007 - 2013, au titre du « Grand Projet Déplacement de voyageurs », pour un montant de 44 M€.

La Région apportant 2 M€ supplémentaires hors CPER, le financement total s’établit à 46 M€ ; 19,1 M€ pour la Région Centre, 18,5 M€ pour l’État et 8,4 M€ pour RFF.

La réalisation de ce projet de modernisation s’effectue par tronçon et est réparti sur plusieurs années.

En 2011, l’opération a concerné la section La Membrolle - Château-Renault et a permis de :

  • Rétablir et pérenniser la vitesse nominale de la ligne entre La Membrolle et Château-Renault
  • Relever la vitesse nominale de la ligne entre Notre-Dame-d’Oé et Château-Renault (à 110, 120 ou 140 km/h selon les tronçons).

Elle permettra également de porter la charge des trains de fret de 20 tonnes par essieu à 22,5 tonnes.

Cette opération qui a mobilisé près de 50 personnes au plus fort de l’activité a été planifiée entre le 12 septembre 2011 et le 23 décembre 2012 avec interruption totale des circulations. Pendant cette période un service de substitution par autocar a été mis en place.

La prochaine étape des travaux est prévue entre Vendôme et Châteaudun de septembre à décembre 2012.

  • Modernisation Tours-Chinon

La modernisation de la ligne qui concerne en fait l’itinéraire entre Joué-lès-Tours et Chinon a été inscrite au CPER 2007-2013. Elle est financée à hauteur de 12 M€ par la Région, 1 M€ par l'Etat et 3 M€ par RFF.

Cette modernisation a consisté à la mise en place un système de signalisation moderne fonctionnant sous un système de commande centralisée. Elle permet de commander les itinéraires (aiguillages et signaux) sur toute la ligne depuis un poste de commande à distance (PCD) unique situé en gare de Joué-lès-Tours.

La capacité de la ligne est ainsi augmentée par rapport au système d’exploitation précédent, saturé et dérogatoire aux règles générales en vigueurs. Cette modernisation pérennise ainsi la desserte et offre la possibilité d'augmenter à l’avenir la fréquence des dessertes sur la ligne.

Outre l’amélioration de la sécurité, de la souplesse et de la réactivité permise par une commande centralisée on peut attendre une plus grande fiabilité de la circulation sur cette ligne et donc une meilleure qualité du service pour les usagers.

Ces nouvelles installations ont été mises en service le 11 décembre 2011.

Ces travaux ont également entraîné l’automatisation de trois passages à niveau sur la commune de Joué Lès Tours.

Par ailleurs, RFF a réalisé des travaux de voie permettant de pérenniser les performances actuelles de l'infrastructure et éviter la mise en place de ralentissements consécutifs à la dégradation des voies.

Le poste d’aiguillage de Joué Lès Tours

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Les études prospectives des étoiles ferroviaires de Tours et Orléans à horizon 2030

Au vu des enjeux majeurs de la mobilité dans les aires urbaines élargies pour le développement du TER - en particulier l’usage pendulaire domicile-travail - la Région Centre a choisi de se doter d’études prospectives sur les étoiles ferroviaires de Tours et Orléans à horizon 2030.

L’objectif est de tester l’impact, en termes de voyageurs et de coûts, de scénarios de desserte aux hypothèses contrastées pour alimenter la réflexion de la Région sur l’offre à développer. Aucun des scénarios n’a vocation à être mis en œuvre en l’état mais leur mise en perspective devrait permettre de dégager des orientations générales et des priorités.

L’étude est menée en partenariat avec la SNCF et RFF qui apportent leur expertise ainsi qu’une contribution au financement.

Sont considérés dans les projections les dynamiques démographiques et socio-économiques, les besoins de déplacements, l’intermodalité, les potentiels de fréquentation, les contraintes des infrastructures ferroviaires.

Une attention particulière est portée à la prise en compte de la connaissance des territoires et des orientations portées par les collectivités locales. A ce titre, elles sont consultées sur le cahier des charges et au moment du diagnostic et invitées à des réunions de présentation des résultats de chaque phase.

Les huit branches autour de Tours sont examinées jusqu’à Saumur, Château-du-Loir, Château-Renault, Amboise, Montrichard, Loches, Port-de-Piles et Chinon. Le périmètre étudié autour d’Orléans s’articule autour des trois lignes ouvertes à la circulation des voyageurs jusqu’à Boisseaux, Lamotte-Beuvron et Mer et de trois lignes aujourd’hui non exploitées pour le trafic des voyageurs jusqu’à Voves, Châteauneuf-sur-Loire et Pithiviers.

Les résultats sont attendus en septembre 2012 pour Tours et en juin 2013 pour Orléans.

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La réouverture d’Orléans-Châteauneuf sur Loire

L’espace péri urbain des agglomérations connait d’une manière générale une forte croissance démographique. C’est également le cas de l’agglomération d’Orléans, notamment pour les communes situées à l’est d’Orléans, le long d’une ligne ferroviaire maintenue pour le seul transport de fret.

Cette vitalité démographique nécessite de revoir l’offre de déplacement au regard des besoins de mobilités qu’elle suscite.

L’utilisation accrue du train, favorisée par la réactivation d’infrastructures au potentiel inexploité, constitue un des objectifs de la politique de développement durable de la Région Centre.

C’est ce qui l’avait conduit à faire inscrire dans le Contrat de Projets Etat-Région 2007-2013 des études de réouverture au trafic voyageur de l’axe Orléans-Châteauneuf sur Loire-Montargis qu’elle finance intégralement.

La réouverture de la section Orléans-Châteauneuf sur Loire constitue une première étape qui permettrait de répondre aux attentes des habitants de ce territoire en termes de mobilité : accès rapide au centre d’Orléans, interconnexion efficace avec les réseaux de transport urbains, alternative à l’emprunt du réseau routier engorgé…

Les études préliminaires ont permis de vérifier le potentiel de la ligne en nombre d’usagers et la faisabilité technique de sa réouverture au service voyageur.

L’intérêt du projet ainsi démontré et confirmé lors de la concertation organisée en Janvier-Février 2012, la Région Centre a demandé à Réseau Ferré de France de lancer sans tarder les études d’avant projet afin de définir plus précisément le programme des travaux à mener pour réaliser cette réouverture, leur coût et les délais nécessaires.

François BONNEAU, Président du Conseil régional du Centre, à toutefois clairement donné le cap en fixant l’objectif de réouverture à l’horizon 2017.

Les chiffres clés du projet :

  • 27 km de ligne reliant Orléans à Châteauneuf-sur-Loire
  • 100 M€, coût de l’opération estimé à ce stade du projet
  • 30 minutes : temps de parcours estimé entre Orléans et Châteauneuf-sur-Loire
  • 6 communes desservies
  • 7 points d’arrêts y compris la gare d’Orléans ; interconnexion en 2 points du parcours avec la ligne B du tramway et à la gare d’Orléans avec la ligne A
  • Un potentiel de plus de 7 000 voyageurs par jour
  • 100 km/h pour les trains voyageurs et 50 km/h pour le trafic fret
  • 1 train toutes les ½ heures en heure de pointe et 1 toutes les heures en heure creuse
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Pérennisation de la ligne du Blanc-Argent

Entre Gâtine berrichonne et Sologne, la ligne ferroviaire du Blanc-Argent, du nom des villes de Le Blanc dans l’Indre et Argent dans le Cher qu’elle reliait au temps glorieux des lignes d’intérêt local, a su résister au temps en préservant une identité en symbiose avec le territoire qu’elle traverse.

Cette ligne de 67 km à voie métrique (écartement de 1 mètre entre les deux files de rail au lieu de 1,435 pour la voie normale), atypique au sein du réseau ferré national (RFN) auquel elle appartient toutefois, relie aujourd’hui Salbris à Luçay le Mâle, via Romorantin, qui en est la gare pivot et où se situe l’atelier de maintenance du matériel roulant.

La compagnie du Blanc-Argent en assure l’exploitation pour le compte de la SNCF au sein du réseau TER Centre.

La Région Centre soucieuse d’offrir aux usagers de cette ligne une qualité de service et un niveau de confort équivalent aux autres lignes TER a engagé un ambitieux programme d’investissements avec l’achat et la rénovation de 7 autorails depuis 2003 pour un montant total de 12,1 M€.

Les gares ont également été rénovées dans le cadre d’un programme de 1 M€ pris en charge à 50% par la Région.

A la suite de la décision conjointe de la SNCF et de Réseau ferré de France (RFF), gestionnaire du réseau ferré national, d’arrêter en septembre 2009, pour des raisons de sécurité liées à l’obsolescence de la voie, la circulation entre Luçay le Mâle et Valençay, et de limiter la vitesse à 40 km/h au lieu de 70 entre Valençay et Salbris à partir de juin 2010, la Région a souhaité, au-delà de ses compétences s’agissant du réseau ferré national, engager un important programme de rénovation de l’infrastructure afin d’assurer la pérennité de la ligne.

D’un montant total de 13,6 M€, cette opération est cofinancée par la Région Centre (8,85 M€), et Réseau ferré de France (4,5 M€) qui en assure par ailleurs la maitrise d’ouvrage.

Parallèlement, la Communauté de Communes du Romorantinais et du Monestois a souhaité s’associer financièrement avec la Région Centre en apportant 250.000 € au projet.

La fermeture totale de la ligne s’est avérée nécessaire pour la réalisation de travaux sans doute sans précédent depuis sa construction. Ils prévoient en effet le remplacement de 38 km de rails (une partie avait été remplacée lors d’opérations précédentes), 17 000 traverses et l’injection de plus de 30 000 tonnes de ballast.

Pendant toute l’opération, engagée depuis le 02 avril, un service de substitution par autocar est mis en place.

A l’issue des travaux, la circulation pourra reprendre à la vitesse normale de 70 km/h entre Valençay et Salbris ; la réouverture aux voyageurs est prévue à la rentrée scolaire de Toussaint le 08 novembre 2012.

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Modernisation de la ligne Paris-Orléans-Limoges-Toulouse

En traversant le territoire régionale sur près de 250 km, la ligne ferroviaire Paris-Orléans-Limoges-Toulouse (POLT) constitue un axe structurant de première importance pour la Région Centre.

Soucieuse de préserver le caractère national de cette ligne ferroviaire, la Région Centre, en partenariat avec les Régions Limousin et Midi Pyrénées, a activement soutenu les différents projets de modernisation de cet axe. A la suite du désengagement de l’État en décembre 2003, le plus ambitieux d’entre eux, qui prévoyait la circulation de TGV pendulaires, n’a néanmoins pas pu aboutir à ce jour.

Toutefois, le principe de modernisation de cette ligne n’est pas abandonné et il se concrétise par l’inscription au Contrat de Projet État-Région (CPER) d’opérations de suppressions de passage à niveau dans l’Indre permettant d’améliorer la sécurité et à terme la vitesse des trains. Le CPER prévoit pour ce programme un financement de 11 M€ à parité entre l'État et la Région.

A la suite d’études d’avant projet, il a été décidé, en concertation avec le Département de l’Indre, d’engager la suppression des passages à niveau (PN) 193 et 194 situés sur la commune de Montierchaume et 214 sur celle de Vigoux.

Les travaux consistent à créer deux ponts routiers pour le franchissement des voies ferrées avec rabattement des voierie existantes : un pour les PN 193 et 194 et un pour le PN 214.

Le Département de l’Indre gestionnaire des routes qui emprunteront ces ouvrages, assure la maitrise d’ouvrage de l’opération.

Sous réserve des études et des procédures administratives qui restent à mener, les travaux auront lieu en 2013 et 2014 pour une mise en service au 1er semestre 2014

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