L'esprit du CAP Semences

Vos engagements :

  • Poursuivre l’expérimentation et le transfert des connaissances :
    • Trouver des variétés adaptées et des solutions alternatives aux orientations actuelles de diminution des intrants (travail avec l’ADAPIC sur le thème de la pollinisation)
    • Obtenir des références techniques en production biologique
    • Participation à une journée de transfert des bonnes pratiques
       
  • Former et accompagner les nouveaux multiplicateurs :
    • Maintenir le niveau de technicité et développer de nouvelles compétences (notamment via les nouvelles générations)
    • Renforcer la relation entre semenciers et producteurs
       
  • Investir dans du nouveau matériel en faveur des bonnes pratiques mais aussi en vue d’améliorer la compétitivité des entreprises  et d’aider les jeunes à s’installer.
     
  • Interagir avec la filière apicole : développer ou renforcer les partenariats entre autour de la pollinisation
  • Utiliser davantage de semences certifiées et promouvoir leur utilisation sur un plan régional

 

Adoption du CAP et actualité :

Ce CAP a été adopté le 4 novembre 2010 par le Président du Conseil Régional du Centre et le président de la FNAMS (Fédération Nationale des Agriculteurs Multiplicateurs de Semences). L’animation et la mise en œuvre du programme du CAP sont réalisées par la CRAC et la FNAMS qui dressent un rapport annuel des activités du CAP. La Région a prévu 911 417 € dans le cadre de ce dispositif.


Un point pour mieux connaître la filière en région :
 

  • La production et multiplication :

La région est leader national pour la multiplication et la production de semences. En effet, elle bénéficie de grands plateaux tels que la Beauce et le Berry qui sont géologiquement (nappe d’eau de la Beauce) et agronomiquement satisfaisants. Le Centre détient 13% des surfaces nationales en multiplication ce qui représentent 2141 multiplicateurs principalement de céréales et de semences fourragères.
La région est leader national pour la production de légumes secs, betteraves à sucre, légumineuses fourragères mais également épinards, lentilles. Cette diversité de semences contribue à la biodiversité en région.
 

  • Commercialisation :

Les petites graines sont commercialisées à l’international par les Etablissements semenciers contrairement aux semences type céréales qui sont valorisées localement.
 

  • Recherche :

La filière reste dynamique via un fort encadrement des structures de recherche : la FNAMS détient sa propre station d’expérimentation. Il en existe aussi une spécialement conçue pour les plants de pommes de terre.
 

Bilan :

La filière de production de semences de la Région Centre est une filière bien organisée et leader au plan national. La production est favorisée par de bonnes conditions agronomiques et par le dynamisme et la technicité de ses intervenants. Porteuse d’emplois et de richesse économique pour la Région, la filière veut continuer à produire en s’adaptant et en répondant aux objectifs du Grenelle de l’Environnement. La semence, premier intrant de l’agriculture, porteuse du progrès génétique, est un moyen incontournable de contribuer à une agriculture durable et performante.
  • Et le bio dans tout ça ? :

Elle est encore modeste malgré son évolution majeure. Les multiplicateurs biologiques sont cependant confrontés à certains freins : la règlementation biologique qui n’autorise pas l’utilisation de produits chimiques de synthèse, et les contraintes liées à la production comme par exemple la pureté des semences.


Les atouts de cette filière :

  • Les facteurs environnementaux : potentialité agronomique des sols, accès à l’eau
  • Des débouchés locaux importants d’où une forte attractivité
  • Partenariats techniques avec les autres filières (légumes, apiculture…)
  • Organismes de recherche dynamiques


Les priorités sur lesquelles il convient d’agir :

  • Adapter la technicité aux réglementations de plus en plus strictes (le Grenelle de l’Environnement vise à la réduction de l’utilisation des phytosanitaires). Cela passe notamment par le secteur de la recherche.
  • Combler les incertitudes en termes de facteurs de production (travail étroit avec les pollinisateurs, recensement des besoins en eau...)
  • Assurer le renouvellement des générations de multiplicateurs
  • Apporter des références technico-économiques aux multiplicateurs biologiques et développer les semences
     
Les sigles pour les  nuls :

-    ADAPIC : Association de Développement de l’APIculture du Centre
-    CAP : Contrat d’Appui filière
-    CRAC : Chambre Régionale d’Agriculture du Centre
-    FNAMS : Fédération Nationale des Agriculteurs Multiplicateurs de Semences
-    GNIS : Groupement National Interprofessionnel des Semences


Pour aller plus loin : http://www.centre.chambagri.fr/filieres/semences.html (nouvelle fenêtre)

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