Nouveau CAP filière Grandes Cultures

Depuis plusieurs années, nous constatons une fragilisation économique des exploitations de grandes cultures. Ce constat national s’applique particulièrement en région Centre-Val de Loire, où 37% des exploitations céréalières présentaient des revenus négatifs en 2014. Dans le cadre du nouveau CAP filière Grandes Cultures, les professionnels ont souhaité pouvoir mettre en place une étude afin de trouver de nouveaux leviers de compétitivité.

L’étude « compétitivité des exploitations COP » a pour objectif d’analyser la fragilisation des performances économiques des exploitations COP (céréales et oléo-protéagineux) observée depuis plusieurs années, puis d’étudier les leviers de compétitivité qui pourraient permettre dans l’avenir d’améliorer la situation.  La Région a accepté, dans le cadre du CAP filière grandes cultures,  de financer une partie du temps de travail d’animation et d’enquêtes de ce projet.

Les Appels à Projet suivants vont permettre de sélectionner les structures qui souhaitent mener ce travail.
 

L'esprit du CAP Grandes cultures

Vos engagements :

  • Adapter la filière aux enjeux essentiels de l’avenir

Cela passe notamment par une complémentarité entre filières animales et végétales. L’idée serait de développer les cultures protéiques (utiles en rotation des cultures) essentielles pour les filières animales et aussi d’organiser des échanges réguliers paille/compost.

La place de l’expérimentation est elle aussi importante pour faire évoluer la filière. Les grands projets d’innovation ont toute leur place, ainsi que la fédération de l’ensemble des données expérimentales recueillies et leur diffusion.

L’avenir sous-entend également une prise en compte des problématiques environnementales qui sont susceptibles d’impacter son activité. Une réflexion sur la ressource hydrique est donc envisagée, de même que le raisonnement de la biomasse à valorisation non énergétique. Enfin, les acteurs s’engagent à intégrer les paramètres de biodiversité dans leur système de production.

Enfin, il est prévu d’améliorer la qualité physique des grains à toutes les étapes de la filière.

  • Changer l’image du secteur

Il s’agit d’informer de manière commune les décideurs et relais d’opinion en priorité sur la variété des produits transformés issus de la filière, des réalités du secteur et de la place importante occupée par les industries alimentaires.

Le CAP peut être vu comme la concrétisation de l’appui de la Région auprès des professionnels de la filière. L’ensemble de ces actions représente un coût certain pour leur mise en œuvre et le rôle de la collectivité en tant que financeur intervient à ce moment-là.

Adoption du CAP et actualité :

Le CAP Grandes Cultures (de 1re génération) a été adopté le 9 décembre 2011 par le président du Conseil Régional du Centre et le président de la Chambre Régionale d’Agriculture du Centre. Cette dernière est chargée de l’animation et de la mise en œuvre de ce CAP. La Région a quant à elle a prévu une subvention de 2 001 643 € pour la réalisation de ce projet filière.

Un point pour mieux connaître la filière en région :

  • Production :

Le Centre est la première région française pour la production de céréales. Le blé est bien représenté avec 50 % des surfaces mais on trouve également une diversité d’autres produits tels que le colza, l’orge, le maïs grain…Si ces productions sont destinées en majorité à l’alimentation humaine et animale, 169 191ha sont à vocation non alimentaire et destinés à la production d’énergie (biocarburants par exemple). Cette orientation peut d’ailleurs compter sur certaines structures régionales en faveur de l’utilisation de la biomasse comme Valbiom Centre et Bio énergie Centre

Les exploitants doivent respecter de plus en plus des normes environnementales qui les obligent à revoir leur itinéraire technique. Des réglementations existent sur l’utilisation des phytosanitaires, le maintien de la biodiversité, l’accès à l’eau…

  • Collecte, transformation et consommation :

La collecte est bien structurée et la région abrite une vingtaine d’établissements coopératifs dans les métiers du grain et des entreprises de négoce. Une grande partie des grains récoltés partent vers les grands bassins de consommation : le grand ouest car il y a beaucoup d’élevage, et l’Ile de France car la densité de population y est forte.

En ce qui concerne la transformation, elle est peu développée dans le Centre à l’exception de la transformation de l’orge en malt et du sucre de betterave.

Les atouts de la région :

  • Des facteurs environnementaux positifs : la qualité agronomique des sols et un bon accès à l’eau
  • Une bonne technicité de la part des cultivateurs
  • Proximité avec les bassins de consommation et bonne desserte routière
Les céréales :

Que peuvent bien avoir en commun : les pâtes, la bière, le pain… ?
Tous ces produits de notre alimentation sont fabriqués avec des céréales telles que le blé tendre, le maïs, l’orge…Celles-ci servent aussi bien à l’alimentation humaine qu’animale mais aussi à des débouchés industriels.

Prenons l’exemple du blé tendre (première céréale cultivée sur notre territoire) : ses grains sont destinés à être broyés pour ensuite faire de la farine qui permettra la fabrication de pain, pâte à pizza, biscuits… dans 58% des cas. La majeure partie du reste est stockée à l’abri de l’humidité dans des silos pour nourrir le bétail et une très faible partie part vers l’industrie. Dans ce dernier secteur, on en extrait l’amidon et le gluten pour ensuite les intégrer dans les produits alimentaires. Un autre débouché récent est aussi la synthèse de bioéthanol pour les agrocarburants.

Pour aller plus loin:

Retrouver le CAP Grandes Cultures

Note moyenne de l'article : 1.1/5
Noter cet article :
noter l'article