L'esprit du CAP Bovin viande

Vos engagements :

  • Maintenir une offre régulière en broutards de qualité
    • Améliorer les conditions d’élevage et le bien-être animal
    • Adapter les animaux aux attentes du marché
    • Diminuer le coût de la production via la recherche de l’autonomie alimentaire
  • Diversifier la production et apporter de la valeur ajoutée
  • Développer les circuits de commercialisation de proximité autour des abattoirs locaux
  • Communiquer :
    • Au sein de la filière pour développer un « esprit filière »
    • Auprès des jeunes et du consommateur
  • Mettre en œuvre une production respectueuse de l’environnement notamment en agissant pour la préservation de la biodiversité et en utilisant les co-produits d’abattoir
  • Aider à l’installation et la transmission des jeunes
  • Mener une politique de rapprochement entre les acteurs de la filière et le monde de la recherche : meilleure adéquation entre les attentes des uns et les thématiques menées par les autres

Adoption du CAP et actualité :

Le CAP Bovin Viande a été adopté le 28 Juin 2011 par le président du Conseil régional du Centre et le président de la Chambre Régionale d’Agriculture du Centre. La CRAC aidée du CIRBEV, sont chargés de la mise en œuvre et de l’animation de ce CAP. La Région a mobilisé  2 673 155 € pour la mise en œuvre du programme d’actions de ce CAP.

Un point pour mieux connaître la filière en région :

La filière régionale :

  • La production :

Il s’agit de la première filière animale de la région avec 640 000 bovins dont 203 910 vaches allaitantes. Cet élevage est concentré sur les départements du Sud : Cher et Indre, rattachés aux grands bassins charolais et limousin. La majorité des éleveurs s’orientent vers la production d’animaux « maigres » destinés ensuite à l’engraissement. De plus chaque année, 100 000 broutards (jeunes bovins de 6 mois à 1 an) sont exportés notamment vers l’Italie où ils seront engraissés.

Les systèmes de production sont cependant diversifiés et répartis sur l’ensemble du territoire dans la logique suivante : sur des surfaces herbagères de qualité les systèmes sont spécialisés tandis que dans les zones plus sèches il s’agit davantage de systèmes mixtes.

Le Centre reste donc une petite région bovine aux frontières des grands bassins allaitants. La production représente 2,5% de la production nationale.

  • Transformation et commercialisation :

Les abattoirs régionaux sont de petite taille et sont multi-espèces. Ils doivent donc investir dans au moins deux chaînes d’abattage différentes et respecter les normes tout comme les gros abattoirs. De plus ils collectent que de très faibles volumes et ont donc beaucoup de mal à amortir leurs investissements. Leur présence sur le territoire s’avère nécessaire car ils répondent aux besoins des éleveurs commercialisant en circuits-courts ainsi qu’aux demandes des bouchers charcutiers.

Il y a quasiment autant d’éleveurs qui commercialisent directement sans passer par une organisation de producteurs que l’inverse. Les organisations les plus connues sont : BOVI Perche, ADESREC en région. La plupart de celles qui captent les marchés régionaux se situent hors région, là où il y a les grands bassins allaitants.

  • La consommation :

Celle-ci est en diminution car les gens se préoccupent de plus en plus de leur environnement et de la qualité de leur nutrition.

Les actions prioritaires en Région :

  • Profiter de la marge de progrès potentielle en maîtrisant la reproduction, les coûts de production et d’alimentation.
  • Mettre en place des contrats avec la filière grandes cultures pour répondre aux attentes des deux filières
  • Développer les marchés de proximité
  • Développer de nouveaux produits pour la valeur ajoutée

Les sigles pour les nuls :

  • CAP : Contrat d’APpui filière
  • CIRBEV : Comité Interprofessionnel Régional du Bétail et des Viandes
  • CRAC : Chambre Régionale d’Agriculture du Centre


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