L'esprit du CAP Bovin lait

Vos engagements :

  • Optimiser la production en :
    • S’orientant vers des systèmes plus durables comme ceux intégrant les légumineuses et les alternatives au maïs soja
    • Investir dans du matériel agricole et du matériel de transformation
    • Alimenter les bassins de production locaux
    • Soutenir le développement de la filière biologique
  • Adapter la production de façon à toujours approvisionner les entreprises de transformation (dont le besoin est constant sur une année)
  • Favoriser l’installation des jeunes et la reprise des ateliers laitiers
  • Améliorer la gestion humaine sur l’exploitation : mise en place d’un service de remplacements, analyse des besoins, formation des jeunes
  • Prendre en compte l’environnement dans les décisions : gestion des déchets, étude des postes les plus consommateurs d’énergie…
  • Participer à l’attractivité de la filière pour combler le déficit de renouvellement des générations, via des actions de communication
  • Favoriser le développement de réseaux d’appuis sanitaires et vétérinaires.
  • Sensibiliser et informer les éleveurs sur des thématiques prioritaires.
  • Rendre plus accessibles les services techniques internes à la filière pour les éleveurs.

Adoption du CAP et actualité :

Le CAP Bovins Lait (1ère génération) a été adopté le 16 octobre 2009 par le président du Conseil Régional du Centre, le président de la CRAC ainsi que le président du CRIEL Bovins lait. Ces deux dernières structures sont d’ailleurs chargées de l’animation et la mise en œuvre de ce CAP. La Région a mobilisé  2 291 000 € pour la mise en œuvre du programme d’actions de ce CAP. L’année 2012 est l’occasion de faire un premier bilan et  un réajustement à mi-parcours.

Un point pour mieux connaître la filière en région :

La filière régionale :

  • La production :

On peut dire que le Centre n’est pas spécialisé dans la production laitière (2% de la production nationale) car il n’arrive qu’au 15e rang de l’effectif en vaches laitières avec 67 500 têtes principalement élevées dans l’Indre et Loir.

La plupart des exploitations ne sont pas spécialisées, et développent à côté de l’atelier lait un atelier grandes cultures. Celles-ci sont généralement constituées de maïs fourrager (destiné aux bêtes) et de cultures de vente telles que le maïs, le colza et le blé. Il y a donc une autonomie alimentaire certaine qu’il convient de perdurer.

Les 1349 exploitations sont « éparpillées » sur le territoire ce qui pose la question des coûts de collecte et de l’isolement. De plus, au vu de la pénibilité du travail la majorité des élevages sont des formes sociétaires qui emploient 3,5 actifs en moyenne généralement assez âgés (plus de 50 ans), d’où la nécessité de bien gérer les ressources humaines.

La production est bien encadrée que ce soit d’un point de vue technique avec les nombreux contrôles laitiers, que sur le plan de la formation (2 lycées agricoles en région) et de la recherche (INRA de Tours et réseau ROSACE).

  • La collecte :

Plus de la moitié des entreprises de collecte sont hors région. (12 sur 21). Ainsi seulement 52% du lait produit est valorisé en région. Les plus grosses laiteries régionales sont Triballat et Saint Denis de l’Hôtel.

  • La transformation et commercialisation :

Notons également que ce lait est dans sa quasi-totalité destiné à l’industrie laitière pour en faire des produits finis : beurre, lait UHT, lait fermenté…

Malgré son faible potentiel le Centre détient une part non négligeable de la production de yaourts de la France : 8,5%. Cela constitue un point positif d’autant plus que la consommation de ces produits est en augmentation.

La région ne représente que 2% de la production nationale, c’est donc un petit bassin laitier.

Les actions prioritaires en région :

  • Afin que plus de lait soit valorisé en région il faut intervenir pour augmenter la production et approvisionner un peu plus les outils des entreprises de collecte.
  • Faire en sorte que les exploitations prennent en compte les piliers du développement durable : social (des entreprises « vivables »), environnemental, et économique (« viabilité »).
  • Poursuivre l’effort de soutien et d’information technique.

Les atouts de la région :

  • L’autonomie alimentaire des exploitations
  • Des entreprises de transformation qui sont modernes et dynamiques
  • Des atouts de technicité : bonne productivité par vache, et un niveau génétique de qualité

Comment évaluer la qualité d’un lait ?

Deux paramètres déterminants existent :
  • le taux protéique
  • le taux butyrique (taux en matières grasses)

L’éleveur est donc payé sur son lait en fonction de ces deux taux mais aussi en fonction de critères microbiologiques liés à la présence de cellules ou de germes (issus de maladies portées par la vache) au sein du lait.
Ces taux varient d’une race de vache à une autre, c’est pourquoi certaine race comme la Montbéliarde qui ont des taux élevés sont destinées à faire du fromage (le Comté) tandis que des races plus classiques comme la Normande, possédant des taux plus bas, sont utilisées pour produire du lait.

Les sigles pour les nuls :

  • CAP : Contrat d’APpui filière
  • CRAC : Chambre régionale d’Agriculture du Centre
  • CRIEL : Centre Régional Interprofessionnel de l'Economie Laitière
  • INRA : Institut National
  • ROSACE : Réseau d'Observation des Systèmes Agricoles pour le Conseil et les Etudes
  • UHT : Ultra Haute Température

Pour aller plus loin : http://www.centre.chambagri.fr/filieres/bovins-lait.html (nouvelle fenêtre)

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