L'esprit du CAP Apicole

Vos engagements :

  • Sensibiliser le grand public et les agriculteurs sur la nécessité de préserver l’environnement des abeilles
     
  • Renforcer les volumes de production via : un renouvellement régulier du cheptel, en aidant à l’installation et la formation  des jeunes apiculteurs et en diversifiant  votre production vers des produits tels que le pollen, la propolis… afin de créer des marchés de niche.
     
  • S’investir dans une démarche d’amélioration de la qualité de vos produits
     
  • Participer à l’amélioration des conditions de travail pour diminuer la pénibilité
     
  • Promouvoir les miels régionaux appartenant au terroir de la région
     
Adoption du CAP et actualité :

Le CAP (1G) apiculture a été adopté le 14 novembre 2008 par le président du Conseil Régional du Centre et le Président de l’ADAPIC. La Région a investi 436 323 € dans ce programme d’actions. Il est piloté par l’ADAPIC. Le CETA  et l’ONG Terre d’abeilles ont quant à eux aidé à l’élaboration du plan d’actions. Il a fait l’objet d’une révision mi-parcours début 2011 afin d’adapter le programme d’actions aux évolutions régionales de la filière. L’année 2012 sera portée sur l’élaboration du CAP de 2ème Génération.


Un point pour mieux connaître la filière en région :

La filière régionale :

  • Production :

Pour ce qui touche à la production on assiste depuis une dizaine d’années à une chute de celle-ci notamment en raison de conditions environnementales défavorables, de problèmes sanitaires et de diminution du nombre d’apiculteurs.

On dénombre 3207 apiculteurs sur la région détenant 5,2% des ruches nationales, ils produisent 1400 tonnes de miel par an. Ce miel est d’ailleurs assez diversifié (colza, tournesol, acacia…). Ces apiculteurs sont des amateurs (moins de 70 ruches) pour près de 80%, les autres sont des professionnels et assurent la plus grosse part de la production. Les premiers élèvent majoritairement l’abeille noire, tandis que les autres utilisent plutôt des hybrides pour leur qualité de production et de précocité. Ainsi les attentes des uns peuvent être différentes de celles des autres.
Les apiculteurs de la région sont  pour plus de 50% âgés de plus de 46 ans ce qui impliquera des départs massifs à la retraite dans quelques années.
 

  • Commercialisation :

La commercialisation des miels se fait à 39 % en vente en gros et à 27 % au détail, le reste étant mixte. Les apiculteurs amateurs vendent majoritairement les miels au détail. En amont, comme en aval il y a de grosses entreprises de fournitures de matériel et de conditionnement.
 

  • Agriculture biologique :

L’apiculture biologique est marginale avec 10 producteurs seulement.


Les atouts régionaux :

  • un potentiel avec des miels historiques de qualité (ex : le miel du Gâtinais) et d’autres produits encore peu développés tels que la propolis
     
  • la présence d’entreprises de renommée internationale


Les actions prioritaires en, région :

  • au vu de ces observations il semble prioritaire de mettre en place des actions favorisant l’installation et la formation des jeunes. En effet, dans quelques années vu l’âge actuel des apiculteurs il y aura davantage de départs à la retraite et donc des réductions de volume de production.
     
  • vu la forte concurrence des produits internationaux importés sur le territoire il semble important de mettre en avant la qualité et la spécificité des produits régionaux.
     
  • les gros problèmes sanitaires doivent être réglés pour permettre d’obtenir de meilleurs rendements.
     
  • le lien avec l’environnement étant indéniable pour cette filière il s’agit de communiquer davantage sur l’importance à préserver les espèces végétales et raisonner l’utilisation des produits phytosanitaires.
     
  • consolider les volumes de production pour garantir un revenu aux apiculteurs et l’approvisionnement de l’aval.

 

Le varroa, un parasite virulent chez les abeilles :

Le varroa, un acarien parasite des abeilles et des couvains. C’est aujourd’hui la principale cause de disparition des colonies d’abeilles.
Son mode d’action est le suivant : il perce la membrane des adultes, aspire leur hémolymphe et se reproduit en pondant dans le couvain. Par ailleurs il est vecteur de nombreux virus qui s’avèrent être fatals pour bien des colonies.
La lutte contre ce parasite est difficile en France car peu de produits de lutte sont autorisés sur le marché.

 

Les sigles pour les nuls :

-    ADAPIC : Association de Développement de l’Apiculture en région Centre
-    CAP : Contrat d’Appui Filière
-    CETA : Centre Technique d’Etudes Agricoles
-    ONG : Organisation Non Gouvernementale
 

Pour aller plus loin : http://draaf.centre.agriculture.gouv.fr/Caracteristiques-regionales,636 (nouvelle fenêtre)


Retrouver le CAP Apiculture
 

Note moyenne de l'article : 3.2/5
Noter cet article :
noter l'article